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Journal de bord d’un Norseman !

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image1Le Norseman est un triathlon extrême qui se pratique sur distance Ironman (3,8km de natation, 180km de vélo, 42km de course à pied), et qui a lieu chaque année au mois d’août à Eidfjord, en Norvège.
Adrien Arnaud, triathlète français de 22 ans, a eu la « chance » d’être sélectionné pour participer à ce triathlon.
Voici le récit de son expérience !

 

 

 

 

L’aventure a commencé le samedi 6 Aout, tôt, très tôt.

1H30 : le réveil sonne, ce n’est pas cool de dormir deux heures avant une course comme celle-ci.

1H45 : nous partons pour Eidfjord, un joli village, simple et accueillant, qui marque le début de ce triathlon. Je suis accompagné par ma sœur, ma petite amie et mon meilleur ami.
Un équipage nécessaire, indispensable et obligatoire pour cette course. Leur rôle ? Me ravitailler en voiture tout le long de l’épreuve, me supporter, me soutenir et finir les 10 derniers kilomètres de la course à pied avec moi.

3H00 : mise en place du vélo et des affaires dans l’aire de transition.

4H00 : départ du bateau pour nous emmener 3.8 kilomètres plus loin. Notre but ? Rejoindre la rive le plus vite possible.

4H45 : c’est le moment, on saute dans l’eau. 12°, c’est froid, l’attente est longue…

5H00 : la corne de brume du bateau retentit, c’est enfin le moment de mettre en application mes 8 mois d’apprentissage. Les débuts dans l’eau sont difficiles, laborieux, mais les sensations reviennent vite.
Du moins, c’est ce que je pensais ! Je sors de l’eau en 1H17, l’objectif était 1H10, ça commence mal… je suis environ 50éme

6H15 : après une transition où ma sœur fera tout le travail, je pars pour les 180 kilomètres de vélo. Au menu : 5 cols, du vent, de la pluie en permanence, des doigts frigorifiés, des jambes de feu et de l’envie à revendre.
Je double beaucoup de monde, surtout sur les cols où je me sens bien. L’objectif était de 7H30, je terminerai en seulement 6H10. Je suis 25ème.

12H30 : cela fait du bien de poser le vélo, place maintenant au marathon, ma discipline de « prédilection ». Je me sens bien sur les premiers 25 kilomètres même si les jambes me brûlent. Je suis 18ème.

Tout bascule au pied « de la colline aux zombies », cette montagne qui porte si bien son nom. Au bout de 1 kilomètre à 14%, je suis obligé de marcher. Les forces me manquent, mes pas sont hésitants, je vomis plusieurs fois.
Il me reste environ 12 kilomètres et le calvaire continue. Particulièrement à ce moment, mes proches sont exceptionnels. De l’aide, des encouragements, cela fait du bien !
Puis, en vue du sommet, pendant les derniers 5km de randonnée, les forces reviennent, poussé par mon ami qui me tirera vers le haut jusqu’à la fin.

Une arrivée au « sprint », je passerai la ligne d’arrivée 20ème, 2ème français, en 12H17. Tee shirt noir en poche. On me donne une soupe et un drap, seule consolation de ce triathlon.

Ce résultat correspond largement à mes attentes et à mon investissement. C’est une aventure superbe que j’ai partagé avec les gens que j’aime. Pas de regrets, rendez-vous pour les championnats du monde 2017.